Cessons de tergiverser !

Il y a peu de temps encore une large majorité de Normands souhaitaient la création d’une seule et grande région Normandie. Le débat existe depuis 30 ans alors que des avantages de la réunification sont évidents et l’emportant, sans conteste, sur d’éventuels inconvénients. Cessons de tergiverser et de commettre des rapports d’études. Le principal but de tout cela est de différer la décision, y compris de la part de certains qui se prononcent pourtant publiquement en faveur d’une seule région. Les intérêts personnels ne doivent pas l’emporter sur l’intérêt général. Il n’y aura plus qu’un seul président de région au lieu de deux et cela n’est pas un drame.

La commission sur la réforme territoriale, présidée par un ancien Premier Ministre, a rendu son rapport. Elle propose que l’on passe, sur la base du volontariat, de 22 à 15 grandes régions en France métropolitaine.

Nous devons nous engager dans la voie d’une unification normande. Dès maintenant, les conseillers régionaux seraient bien inspirés de prendre une résolution ferme en ce sens.

La décision politique prise, l’intendance suivra et nous aurons bien le temps de trouver un accord sur la répartition des services régionaux et sur lieu d’implantation de la capitale normande.

Des économies substantielles seront réalisées à terme sur les dépenses de fonctionnement et la politique économique régionale s’en trouvera renforcée, ce qui est utile en cette période de crise et d’augmentation du chômage.

Mais voila ! La crise est là qui pousse les citoyens à se recroqueviller sur eux, à se murer dans l’immobilisme en croyant protéger ce qui semble leur rester. C’est le sens du récent sondage réalisé pour Ouest-France qui révèle une baisse considérable de ceux qui sont favorables à la création d’une grande Région Normandie.

Bien évidemment tous les hypocrites vont se réfugier derrière ce mouvement d’opinion pour justifier le maintien des deux régions et nous promettre qu’une unification normande … pour plus tard. Les premiers seront ceux-là même qui dirigent la région Basse-Normandie : favorables à la réunification avant d’être élu en 2004, immobile une fois aux commandes.

Je ne crois ni au déclin ni à la fatalité. Notre avenir est de nous unir, d’aménager notre territoire avec intelligence, afin offrir aux Normands le dynamisme économique nécessaire au maintien et au développement de nos cadre et qualité de vie. En effet, la bonne santé de l’économie permet de financer et d’améliorer les services aux personnes, qu’il s’agisse d’équipements, d’aides, d’animation, d’éducation ou de culture.